L’hebdomadaire de l’ES #3

Focus

Après « Shanghai », la controverse des classements est de retour… Le France le jugera-t-elle plus cohérent parce que nous sommes premiers ?

Selon la société d’études britannique QS (Quacquarelli Symonds Ltd), spécialisée dans les classements universitaires, Paris est la meilleure ville du monde pour les étudiants. Dans le premier classement mondial des villes « où il fait bon étudier », Paris se place en tête devant Londres, Boston, Melbourne et Vienne. Londres obtient un meilleur score que Paris pour la qualité de ses universités de pointe, mais Paris l’emporte sur le nombre, avec 16 établissements d’enseignement supérieur classés dans le top 500.

Selon la dernière enquête de l’agence internationale Quacquarelli Symonds, Paris, Lyon et Toulouse figurent dans le palmarès des 50 villes du monde préférées des étudiants. Ces derniers ont plébiscité le brassage international des étudiants, le nombre et l’intérêt des formations. Voir aussi Paris meilleure ville étudiante au mondeParis first – QS Best Student Cities in the World 2012 et London ‘second to Paris in best student cities’.

Paris, la ville la plus agréable au monde pour étudier, devant Londres, Boston, Melbourne et Vienne. C’est la conclusion d’une étude – la première du genre – menée par QS (Quacquarelli Symonds Ltd), un cabinet britannique spécialisé dans les classements universitaires, et publiée mercredi 15 février 2012. Dans le top 50 figurent également Lyon (14e) et Toulouse (46e).

Forget the Eurozone crisis and the attractions of the New World. A new ranking of the world’s best cities for students places Europe’s cities firmly ahead of the US for quality of life, affordability and their universities’ academic reputation. Paris pips London at the post in the survey, released for the first time today by the research specialist behind the annual QS World University Rankings.  Boston is the top-rated US city, in third place, with Chicago (15th), San Francisco (17th) and New York (18th) performing less well than Montreal (10th).


Qu’est-ce que ?

Le contrat pluriannuel d’établissement, anciennement contrat « quadriennal », aujourd’hui contrat « quinquennal ».


Les activités de formation, de recherche et de documentation des établissements font l’objet de contrats pluriannuels d’établissement dans le cadre de la carte des formations supérieures définie à l’article L. 614-3. Ces contrats prévoient les conditions dans lesquelles les personnels titulaires et contractuels de l’établissement sont évalués, conformément aux dispositions de l’article L. 114-3-1 du code de la recherche relatives à l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, ainsi que, le cas échéant, lesmodalités de la participation de l’établissement à un pôle de recherche et d’enseignement supérieur. Ils fixent en outre certaines obligations des établissements et prévoient les moyens et emplois correspondants pouvant être mis à leur disposition par l’Etat. L’attribution de ces moyens s’effectue annuellement dans les limites prévues par la loi de finances. Les établissements rendent compte périodiquement de l’exécution de leurs engagements ; leurs rapports sont soumis à l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur mentionnée à l’article L. 114-3-1 du code de la recherche.


Les actus de la semaine


Référentiels Licence : incompréhension et déception autour de la proposition du ministère  Lors du CNESER du 20 Février prochain, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) présentera des référentiels censés décliner les compétences acquises par un étudiant diplômé de Licence. Ces référentiels ont été introduits par l’arrêté Licence du 11 août 2011 qui, dans son article 3, précise que “ceux-ci déclinent les compétences disciplinaires, linguistiques, transversales …
« Cette seconde vague n’a rien d’une session de rattrapage », a précisé, d’entrée, Laurent Wauquiez. Le ministre de l’Enseignement supérieur annonçait, mardi 14 février 2012, les noms des 71 lauréats à l’appel à projet Labex 2 (voir la liste), qui se partagent une dotation de 534,5 millions d’euros (une partie d’entre eux sera financée au titre de l’Idex). Ils s’ajoutent aux 100 Laboratoires d’excellence labellisés au premier tour.

L’Assemblée nationale a adopté hier mercredi en première lecture la pro­po­si­tion de loi sur la for­ma­tion des enseignants du député UMP Jacques Grosperrin. Cette proposition de loi, présentée en procédure accélérée (une seule lecture dans chaque assemblée) et qui doit encore être discutée au Sénat, stipule que « la formation des maîtres est assurée par les établissements d’enseignement supérieur, notamment par les universités », et non plus « par les instituts universitaires de formation des maîtres » (IUFM) comme le prévoit actuellement le code de l’éducation.

Le dernier rapport de la Commission européenne est formel. Plusieurs pays de l’Union européenne dont l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie ou la Belgique pourraient connaître une « grave pénurie d’enseignants » dans les années à venir. Selon le document, « la formation spécifique des enseignants – parrainage, lignes directrices relatives à l’évaluation, observation en classe, etc. – est plus répandue en Europe, aujourd’hui. Elle n’a cependant pas suffi à rendre l’enseignement plus attractif. »

Proposée par deux groupes de réflexion (Terra Nova et l’Institut de l’entreprise) l’été dernier, la hausse des droits d’inscription à l’université est revenue sur le tapis cette semaine à l’occasion du colloque de la Conférence des présidents d’université (CPU)qui se tient à Marseille jusqu’au 10 février 2012. Dans un entretien aux Echos le 8 février, son président, Louis Vogel, évoque une augmentation de la contribution des étudiants, associée à une refonte du système des bourses et de la fiscalité : « On peut imaginer des systèmes de financement différents entre les premières et les dernières années d’études, avec une répartition différente de l’investissement de l’Etat, plus fort au départ, et de l’investissement de l’étudiant, plus fort en fin d’études,explique-t-il. Il faudrait aussi une progressivité des droits. Les Français n’accepteront d’augmenter leur contribution financière qu’à la condition que l’on répartisse plus équitablement la charge. »

En cette période de campagne, la CGE compte faire entendre la voix des grandes écoles. Ses 20 propositions pour la présidentielle (voir le résumé ici), dévoilées le 14 février, ne concernent pas seulement le monde des grandes écoles, mais abordent l’université, l’enseignement secondaire, et la compétitivité des entreprises. Certaines de ces idées sont attendues. A commencer par celle d’augmenter d’un point le PIB que la France consacre à l’enseignement supérieur. Cette hausse de 20 milliards d’euros serait à répartir entre les familles, les entreprises et l’Etat.

L’agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) publie ce jour les documents décrivant l’actualisation de son plan stratégique 2010-2014, ainsi que l’adaptation de son organisation interne tels qu’ils ont été approuvés par le Conseil de l’agence.
Suite à l’évaluation de l’AERES au niveau européen, qui a conduit à son inscription au registre européen des agences d’assurance qualité pour l’enseignement supérieur, et afin de tenir compte des évolutions du dispositif français d’enseignement supérieur et de recherche (autonomie des établissements, investissements d’avenir, création des alliances de recherche), l’agence a révisé, à mi-parcours, les axes et objectifs stratégiques qu’elle s’était fixés pour 2010-2014.


Faut-il payer plus cher pour bénéficier d’un enseignement de qualité ? Alors que la France recommence à débattre des droits d’inscription dans l’université, en tentant vaille que vaille de maintenir au moins jusqu’en licence son modèle égalitariste d’universités publiques, quasi-gratuites, censées ouvrir les voies de la connaissance à tous les bacheliers, nos voisins britanniques ne cessent de renchérir le coût des études supérieures. 

Louis Vogel a rappelé qu’en matière d’autonomie, les universités françaises avaient « des marges importantes de progrès à réaliser ». Tout en se voulant rassurant : « un alignement sur des standards universitaires d’inspiration anglo-saxonne  ne correspondrait ni à notre culture, ni à notre histoire, ni à nos valeurs, a réaffirmé Louis Vogel. Le tableau de bord établi par l’EUA devrait rassurer tous ceux qui pouvaient redouter des réformes récentes une dérégulation débridée de notre système d’enseignement supérieur et de recherche ».

M. Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, M. Jean-Marie Bertrand, rapporteur général et les présidents de chambre, ont présenté le Rapport public annuel 2012, mercredi 8 février 2012.
Dans ce Rapport public, une partie est consacré à « La réussite en licence: le plan du ministère et l’action des universités » et une à « La formation initiale et le recrutement des enseignants« .
« La réussite en licence: le plan du ministère et l’action des universités » 

Les relations se sont améliorées entre la Commission des titres d’ingénieurs et l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur : lors du colloque annuel de la CTI, les présidents des deux organismes, Bernard Remaud et Didier Houssin, ont signé une convention qui témoigne de ce rapprochement. « Il existe en France un service public de l’évaluation ; il s’agit là de contribuer à sa cohérence », explique Bernard Remaud.

Après 18 mois de recherche, nous avons le plaisir de vous informer de la publication du rapport d’enquête sur les compétences et l’employabilité des docteurs! Vous pouvez télécharger le document ici.
Si différentes études montrent un besoin croissant des entreprises en termes de compétences de haut niveau (Le Global Talent index, Heidrick et Struggle, 2011), la note de veille n°189 du CAS (Centre d’analyse stratégique, 29/07/2010) soulignait « des difficultés d’insertion professionnelle des docteurs », diplômés de la formation universitaire la plus élevée, tout en reconnaissant qu’ils « constituent une ressource humaine essentielle dans le secteur de la recherche, donc un élément de compétitivité croissant dans les économies de la connaissance ».

Les chroniques de la semaine

Pierre Dubois Yann, jeune et engagé
Je facebooke. Yann aussi. Il habite Strasbourg. Moi aussi. Nous nous rencontrons le 25 janvier 2001 dans un café de la Place Kleber, après ses heures de travail. Bière d’hiver. Objet de l’entretien : sa trajectoire universitaire et ses débuts dans la vie active. Entretien dans le contexte d’une nouvelle rubrique créée sur ce blog : “Jeunes et engagés”.

Philippe de Lara Une démission exemplaire
Pour les Anciens, les exempla n’étaient pas des modèles à suivre ou des « éléments de langage » pour sermons, mais des récits nous permettant de réfléchir sur la condition humaine et de trouver notre chemin vers le bien. En ce sens le geste d’Annick Stevens est exemplaire. Non pas parce qu’il nous inviterait à faire comme elle, c’est-à-dire à quitter l’université, mais parce que sa décision et l’exposé des motifs qui l’accompagne sont une leçon de morale politique : les démocraties libérales sont menacées de perdre le sens de l’université, et le pire est que, jusqu’à présent, elles ne s’en rendent pas compte.

Comme le souligne le SNES dans son récent dossier de presse «  les résultats de l’admissibilité de la session 2012 ne présagent rien de bon […] ; la crise s’installe et s’aggrave : non seulement le nombre de postes au concours est en baisse, mais ils ne seront pas tous pourvus comme l’indique la proportion admissibles/postes».


L’essentiel du Journal Officiel


Arrêté du 2 février 2012 portant création du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail commun des œuvres universitaires et scolaires
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025365253&dateTexte=&categorieLien=id
 

Arrêté du 2 février 2012 portant création des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail d’établissement public du Centre national des œuvres universitaires et scolaires et des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025365268&dateTexte=&categorieLien=id





L’essentiel du Bulletin Officiel

Organisation générale

  • Administration centrale du MESR


    Attributions de fonctions
    arrêté du 24-1-2012 (NOR > ESRA1200034A)

Enseignements secondaire et supérieur

  • Bourses et aides aux étudiants


    Modalités d’attribution des bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux et des aides au mérite et à la mobilité internationale pour l’année 2011-2012 : modification
    circulaire n° 2012-0002 du 11-1-2012 (NOR > ESRS1200405C)


A écouter, à regarder



Le chiffre de la semaine

25,7 millions d’€ Moyens consacrés aux bourses de mobilité en 2012.


Citation de la semaine


Adrien V. : « Il y a Gaelis et il y a les autres… ».


Brèves de l’actualité de l’AGEP

Le réseau de l’AGEP majoritaire sur l’université Pierre et Marie Curie avec 2 sièges sur 4 au CA et 5 sièges sur 14 au CEVU.
L’AGEPS perd la majorité face à l’UNEF à Paris Sorbonne.
La FAGE est déçue par les référentiels « licence » proposés par le ministère.
L’AGEP était présente à la clôture d’étudiants de Paris – Le conseil.
A Cergy et à Dijon, on a voté FAGE.
Maximilien Matsakis est élu Vice-Président Etudiants de l’université Paris Descartes.
L’ANEPF organise son SNEP ce week-end : l’AGEP y est!
La Cellule Enseignement Supérieur des élus de l’AGEP à Paris Descartes s’est réunie pour la première fois.
L’AFNEUS tient ce week-end son colloque « Perspectives 2012 » à Paris : l’AGEP a répondu présent! 
GAELIS et donc la FAGE : première organisation étudiante représentative de Lyon.
Les élus de l’AGEP réactifs sur tous les points au CEVU de l’université Paris Descartes ce lundi.


Calendrier de la semaine à venir


20 février : CNESER plénier
20 février : Réunion de bureau AGEP
21 février : CNESER Habilitations Besançon et Dijon
23 février Conférence CEREQ : Orientation des jeunes vers les sciences
23 au 26 février : Congrès d’hiver de l’ANESTAPS


Personnalité de la semaine


François BONACCORSI

 

François Bonaccorsi a pris la direction du Cnous à la mi-septembre 2010. Il était conseiller pour la mise en oeuvre de la réforme des universités au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. 


Titulaire d’une licence de lettres en littérature italienne et d’une maîtrise de linguistique (1972), il a été gestionnaire du Crous de Lyon (1982), directeur du Crous de Saint-Étienne (1988), Lille (1992) puis Paris (1996). Depuis octobre 2001, Il est inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche(IGAENR).

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